7 mai 2017 : deux morts. Aucun vainqueur

Premier mort :

Le Parti socialiste.

Certains aux PS, majoritaires, s’inscrivent tellement dans la future majorité présidentielle qu’ils ne donnent même pas l’impression de vouloir peser sur certaines mesures.
Pour ne citer que deux exemples, Juliette Méadel vient de soutenir la réforme du code du travail.

Avant même le deuxième tour, dans le programme du Parti Socialiste pour les législatives, toutes les mesures positives, novatrices et de long terme portées par Benoit Hamon avaient été passées à la trappe.

Dans le même temps, Guillaume Balas, soutien de Benoit Hamon, indiquait qu’il s’inscrivait dans l’opposition à Macron. En contradiction complète avec la ligne précédente. C’est donc le Parti Socialiste qui a explosé.

Deuxième mort : Les Républicains.

Tandis que Bruno LeMaire ou NKM indiquaient de nombreux points de convergence avec Macron et faisaient offre de service pour rendre le quinquennat constructif, d’autres comme Valérie Pécresse ou Eric Ciotti démarraient leurs séries de mensonge et d’exagération pour s’inscrire en opposition frontale.
C’est la mort de Les Républicains.

En revanche, Marine Le Pen sort fragilisée par un score en pourcentage bien plus réduit qu’espéré par son camp et par son débat raté. Mais, elle gagne près de 4 millions de voix entre les deux tours. Elle est majoritaire dans plus de 9 000 communes et dans deux départements. Surtout, sa prise de guerre (Dupont-Aignan)  et son annonce, à peine 15 mn après les résultats, d’une transformation du FN en un grand mouvement patriote pourraient contribuer à structurer un camp souverainiste, mois effrayant qu’un parti raciste.

Macron est un grand vainqueur électoral. Ses deux allocutions sont une réussite. Mais, il est fragile politiquement.
Les évolutions européennes devront être profondes, pour apporter une réponse durable au camp souverainiste et corriger certains déséquilibres de la construction européenne. Surtout, Macron devra être attentif à l’impact de certaines réformes (ISF ou marché du travail) sur les inégalités ou le nombre de travailleurs pauvres. Si la France devait gagner 0,1 point de croissance, mais que la situation des plus pauvres devaient se détériorer, alors le quinquennat ne se finira pas bien…

Bref, deux morts. et aucun vainqueur.

 

 

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A propos Benoit Bloissere

Mon compte twitter : https://twitter.com/ben_economics
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