Présidentielles : que de questions !

La réalisme de Hamon me fait encore douter. Lorsqu’il dit dans le JDD, « depuis 2012, nous sommes sur une trajectoire de réduction des déficits, il est peut-être temps d’arrêter », que veut-il dire ?

Souhaite-il arrêter la baisse des déficits et donc stabiliser le déficit à son niveau actuel ? Cette ligne politique se justifierait : la croissance reste faible. Des investissements sont nécessaires dans de nombreux domaines pour financer les transitions : formations continues, investissement dans le logement ou lutte contre les pollutions. Ces investissements peuvent, évidemment, se financer par l’emprunt.

Mais, il peut aussi avoir voulu dire qu’il faut « arrêter » de regarder le déficit et tenter de s’affranchir de cette contrainte. En effet, il indique « je discuterai paisiblement de cette régle de 3 % ». Cette fois, ce n’est pas la baisse des déficits qu’il remet en cause. Il vise bien une hausse du déficit. Et là, la ligne politique me gène davantage : les déficits d’aujourd’hui sont les intérêts de demain.

Hamon réussira-t’il le tour de force d’améliorer son programme, y compris sur le plan du bouclage financer, sans dénaturer ses objectifs et sa vision de long terme ?

Pendant ce temps, Macron continue son petit chemin pour attirer l’actifs, le salarié, l’entrepreneur. En meeting, cela conduit à des phrases telles que « Parce que comme vous, je ne veux plus entendre dans notre pays qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler. » Une phrase que ne renierait ni Nicolas Sarkozy, ni Ségolène Royal…

Sur le plan des propositions, Macron promet une augmentation de la prime d’activité pour les temps partiels, une suppression des cotisations chômage et famille pour les remplacer par de la CSG et une diminution des cotisations…

Et avec des annonces sur le plan de défense (2 % du budget) et de la sécurité (avec une police de proximité), Macron complète sa filiation parfaite avec la campagne de Royal en 2007 : sécurité, rejet de l’assistanat et refus du système politique.

Macron réussira-t’il là où Royal a complètement échoué ?

Et surtout, qui sera le candidat de Droite : Baroin ou Wauquiez ?

Au-delà des désaccords très importants avec la ligne politique de Mélenchon, force est de constater le contraste entre le Mélenchon énervé et insupportable à la télévision, et le Mélenchon brillant, posé et innovateur sur le plan de la communication en meeting. Quelle image de lui restera ?
Que feront les électeurs de Mélenchon, seront-ils dans un soutien sans faille à leur champion ou opteront-ils pour un vote utile si Benoit Hamon reste durablement entre 15 et 20 % ?

Que de questions ! et j’en oublie !

 

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A propos Benoit Bloissere

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