Une crise économique à venir ?

Ainsi, certains nous annoncent une crise économique à l’image de celle de 2008.

Je n’y crois pas.
En 2008, la crise est arrivée, car les risques étaient cachés (et que personne n’a cherché à les voir). Aujourd’hui, les risques sont bien identifiés et sont, déjà, pris en compte dans les valeurs boursières.
La crise de 2008 avait eu un effet via les les banques. Cet effet pourrait se reproduire, même si les banques sont plus solides qu’avant 2008.
La crise précédente avait, surtout, eu un autre effet économique direct : la fin de la bulle immobilière avait conduit à des destructions massives dans le secteur de la construction. De plus, les dettes étaient restées au même niveau, mais les revenus s’étaient fortement réduits. La certitude d’une crise : comment rembourser une dette qui se maintient, si les revenus se cassent la gueule ? Seule solution dans un tel cas : annuler la dette…

Entre la fin 2007 et la fin 2014, le secteur de la construction a perdu plus d’un quart des emplois dans la zone euro. Déjà à un niveau faible, il apparaît peu vraisemblable que ce secteur reperde des plumes.
L’union bancaire est un autre facteur explicatif de la baisse boursière actuelle. Les actionnaires des banques sont, maintenant, les premiers concernés en cas de faillite des banques. Il s’agit d’une puissante incitation à ne pas rester actionnaire. C’est l’effet inverse de la situation de 2008, où les banques avaient pu sauver les meubles grâce aux prêts massifs de la puissance publique. Cette explication s’applique tout particulièrement à l’Italie où les craintes sont importantes sur les banques, selon une analyse du journal Le Point.

La crise à venir serait bien différente et d’abord financière. Il s’agirait d’une crise via une hausse du taux d’intérêt sur un niveau d’endettement élevé. Cela pourrait se produire via une hausse des prix du pétrole à horizon 2017 ou via une sortie de la politique monétaire expansionniste en cours.

Le risque d’une baisse du marché des actions est fort pour les retraites par capitalisation. Le prochain enjeu pour l’Europe : Une retraite pour tous pour limiter les impacts d’une crise financière sur les retraites par capitalisation ?

 

 

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A propos Benoit Bloissere

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