Le retour du compromis international

Les négociations européennes et mondiales semblaient au point mort jusqu’au début des années 2010.

Le seul accord européen des années 2000 fut le traité de Lisbonne, dont l’unique objectif était de remplacer le nécessaire et insuffisant Traité constitutionnel européen. Evidemment, il faut noter que ce traité fut moins ambitieux que le TCE.

Les deux échec mondiaux les plus colossaux furent l’OMC et Copenhague sur le climat en 2009. L’OMC n’a connu aucun accord depuis 1995. L’accord de Bali, en 2013, fut bloqué par le refus de l’Inde.

Il est, évidemment, très difficile de connaître les causes d’une telle absence d’accord collectif : l’attaque du 11 septembre et les décisions unilatérales d’entrée en guerre en Irak n’ont pas été propices à la négociation. Comment arriver à des accords mondiaux, lorsque la tension entre Français et Américains atteint des sommets à l’Onu ?

La crise financière de 2007 fut une deuxième cause évidente. Comment gérer le futur collectif, lorsque la situation nationale est cahotique ?

D’autres causes peuvent être citées : rejet du TCE par différents pays européens. Un échec dans un compromis n’est pas vraiment motivant pour entamer d’autres discussions…

Ces causes sont derrière nous et les éclaircies arrivent.

Depuis 2013, les accords sont nombreux au niveau européen : union bancaire, accord sur les réfugiés, réforme de la directive des travailleurs détachés, nouveau cadre réglementaire des OGM.

C’est au niveau international que les changements sont les plus notables.

En septembre, l’ONU vote le suivi d’indicateurs mesurant le développement humain et la soutenabilité écologique. Il s’agit des indicateurs « Objectifs de développement durable« . Mesurer, c’est déjà vouloir corriger.

En juillet, toujours dans le cadre de l’ONU, un accord sur l’aide au développement est trouvé à Addis Abeba.

Le compromis trouvé à l’OCDE par 62 pays sur la fraude fiscale fut le plus étonnant de tous. Il s’agit « d’un tour de force » selon Le Monde.

Ce retour des négociations réussies, sur des thématiques sociales ou de régulations économiques, laissent augurer une conclusion positive pour la COP21.

Croisons les doigts que cela soit le cas et espérons que cela suffise pour éviter une situation où « la vie de nos enfants et de nos petits-enfants serait plus difficile et plus dangereuse » comme l’indique François Hollande dans une opération transparence sur les enjeux qui sont face à nous sur le domaine du réchauffement climatique.

 

 

 

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A propos Benoit Bloissere

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