Pourquoi c’est – peut-être – mon dernier blog politique.

Ceci est peut-être mon dernier blog politique pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, cela n’a aucun impact. Parler politique autour d’un verre et en étant convaincu est plus efficace, car l’on voit lorsque je suis totalement convaincu, mais aussi parce qu’en m’interrompant et en m’apportant la contradiction, il est possible que je change d’avis ou au contraire que je démontre que l’argumentation contradictoire ne tient pas la route.

La deuxième raison est pire : mis à part ma famille (à que je dis « coucou, promis je vous appelle ce soir ! »), presque personne ne me lit. Peut-être que je ne fais pas suffisament la publicité de mon blog, peut-être que…, peut-être…, quelqu’en soit la raison, avoir 20 lecteurs par billet de blog n’est pas suffisant.

La troisième raison est inhérente à la Politique partisane. Avec un scrutin à deux tours, il faut faire des choix. Tout le temps. Ne pas être dans la nuance. La critique doit être féroce. Le soutien inconditionnel. Le choix militant affirmé.
Or, tout est changeant, tout est complexe. Une proposition peut venir de Droite et être intéressante, de Gauche et parfaite sur le plan théorique mais à étudier de près sur le plan pratique. Le changement peut être parfait, mais être à rejeter pour un infime détail. Exemple pratique, l’ensemble des délais de prescription a été multiplié par deux. Cette réforme fait suite à de nombreuses réformes sur la transparence de la vie politique et de lutte contre la corruption pendant ce quinquennat. Le parquet national financier a été crée. C’est bien l’ensemble de ces réformes qui permettent à Fillon d’être aujourd’hui sous le coup d’une instruction judiciaire. Le bilan de François Hollande sur ce sujet devrait donc être considéré comme bon (pour un bilan de 5 ans). Or, que ressort-il ? Un point de détail : les délits financiers complexes ont maintenant une prescription de 12 ans. C’est deux fois plus que pour un délit normal. 12 ans, c’est davantage que la prescription pour un crime avant la réforme. Mais, voila, on considère que c’est un cadeau aux élus corrompus. Voila, pourquoi j’arrête – pour un temps – de bloguer. Expliquer, inscrire dans le contexte prend du temps. Avec quelle conclusion : pouvoir dire que « c’est bien, mais », ou « c’est pas bien, mais ». Or, ce qui est partagé sur les zérosociaux, c’est l’absence de nuance, ce sont les coups de gueule.

La dernière raison est liée à l’offre politique. Prendre le temps de rédiger est plus simple, lorsqu’on défend une personnalité. Or, je trouve qu’Hamon a raison en théorie. Totalement raison. Oui, le travail se transforme. Oui, la démocratie est à réinventer et le 49.3 forcera, naturellement, à faire voter la loi de manière transparente et davantage en interaction avec le citoyen et la société civile. Mais, la Gauche a besoin du Centre pour gagner. Hamon aura besoin du centre-gauche pour passer le deuxième tour. Avec l’ensemble des nuances que j’apporte aux réformes, je suis – moi-même- social démocrate. Or, pour l’instant, Hamon s’adresse à Mélenchon et Jadot. Très bien.
Mais, je vote pour qui du coup ?

Macron : qui était pour la dépénalisation et est contre maintenant ? qui souhaite réduire le nombre de fonctionnaires (c’est tout à fait possible), mais qui oublie de nouveaux besoins (enseignants, emplois dans l’hôpital public, juges, policiers…) ?

Ou, je vote pour un candidat qui n’a pas encore fait son cadrage financier (car on dit que Macron n’a pas de programme, mais aujourd’hui le flou est du côté de Hamon) et qui surtout ne perce pas du tout auprès de l’électorat de centre-gauche et risque donc de plafonner à 15 %. Je préfère Hamon. Mais sera-t’il me convaincre ?

Or, comment pourrais-je convaincre, alors je dois moi-même encore être convaincu avant de faire mon choix ?

Je vais donc, faire une pause de blog.

C’est autant de temps de libérer pour me consacrer à mon implication à Sauvons l’Europe (ou vous pourrez continuer de retrouver quelques uns de mes écrits) pour contribuer, à ma petite échelle, à construire la sociale-démocratie européenne de demain ! Celle qui permettra qu’en Europe, la concurrence fiscale soit moindre et les droits sociaux progressent ! De surcroît, cette petite contribution se fait toujours autour d’une très bonne bouteille, de magnifique fromage et de charcuterie !

Je vais, également, pouvoir avoir davantage de temps pour mon implication citoyenne dans ma ville ! (il y a de la bière et des flammekueche).

Bref, je vous dis à bientôt et continue de vous lire et commenter vos divers blogs !

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Présidentielles : que de questions !

La réalisme de Hamon me fait encore douter. Lorsqu’il dit dans le JDD, « depuis 2012, nous sommes sur une trajectoire de réduction des déficits, il est peut-être temps d’arrêter », que veut-il dire ?

Souhaite-il arrêter la baisse des déficits et donc stabiliser le déficit à son niveau actuel ? Cette ligne politique se justifierait : la croissance reste faible. Des investissements sont nécessaires dans de nombreux domaines pour financer les transitions : formations continues, investissement dans le logement ou lutte contre les pollutions. Ces investissements peuvent, évidemment, se financer par l’emprunt.

Mais, il peut aussi avoir voulu dire qu’il faut « arrêter » de regarder le déficit et tenter de s’affranchir de cette contrainte. En effet, il indique « je discuterai paisiblement de cette régle de 3 % ». Cette fois, ce n’est pas la baisse des déficits qu’il remet en cause. Il vise bien une hausse du déficit. Et là, la ligne politique me gène davantage : les déficits d’aujourd’hui sont les intérêts de demain.

Hamon réussira-t’il le tour de force d’améliorer son programme, y compris sur le plan du bouclage financer, sans dénaturer ses objectifs et sa vision de long terme ?

Pendant ce temps, Macron continue son petit chemin pour attirer l’actifs, le salarié, l’entrepreneur. En meeting, cela conduit à des phrases telles que « Parce que comme vous, je ne veux plus entendre dans notre pays qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler. » Une phrase que ne renierait ni Nicolas Sarkozy, ni Ségolène Royal…

Sur le plan des propositions, Macron promet une augmentation de la prime d’activité pour les temps partiels, une suppression des cotisations chômage et famille pour les remplacer par de la CSG et une diminution des cotisations…

Et avec des annonces sur le plan de défense (2 % du budget) et de la sécurité (avec une police de proximité), Macron complète sa filiation parfaite avec la campagne de Royal en 2007 : sécurité, rejet de l’assistanat et refus du système politique.

Macron réussira-t’il là où Royal a complètement échoué ?

Et surtout, qui sera le candidat de Droite : Baroin ou Wauquiez ?

Au-delà des désaccords très importants avec la ligne politique de Mélenchon, force est de constater le contraste entre le Mélenchon énervé et insupportable à la télévision, et le Mélenchon brillant, posé et innovateur sur le plan de la communication en meeting. Quelle image de lui restera ?
Que feront les électeurs de Mélenchon, seront-ils dans un soutien sans faille à leur champion ou opteront-ils pour un vote utile si Benoit Hamon reste durablement entre 15 et 20 % ?

Que de questions ! et j’en oublie !

 

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On n’a pas fini de rigoler !!!

 

ça va être bien, bien drôle…

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Ha Mon Dieu, ce n’est pas encore gagné! (*)

Ainsi, Hamon a gagné. C’est – j’en suis certain – une chance pour la Gauche et notre pays que d’avoir un discours ambitieux sur l’environnement, la lutte contre les inégalités et une Europe différente.
Oui, Benoit Hamon est le candidat inconstestable du PS, mais les doutes sont encore grands.
La preuve par les chiffres : Valls a gagné 300 000 voix entre les deux tours et fait 42 %. Là, où Juppé faisait 33 % des voix et ne gagnait que 250 00 voix entre les deux tours (avec bien davantage de votants).
Qu’Hamon tende la main à Jadot et Mélenchon, je l’entends et cela est totalement logique et souhaitable.
Mais, que dira Hamon à ceux qui doutent du bouclage financier de son programme ? Que fera Hamon s’il n’arrive pas à réorienter l’Europe ? Que fera Hamon si sa taxe sur les robots fait fuir les investisseurs ? Que dira Hamon aux ouvriers du diesel ou de l’industrie chimique ? 
J’ai fait confiance à Hamon après une longue hésitation.
Mais, il lui reste beaucoup de travail pour convaincre tous ceux qui hésitent avec une candidature Macron (vivement qu’il sorte son programme celui-là qu’on puisse juger sur place).
(*) : les lecteurs voudront bien m’excuser pour ce jeu de mot pourri.
Ajout qui n’a rien à voir, mais quand même un peu : donc les British ont voté pour regagner leur souveraineté face à méchante Europe (vous savez cette Europe qui essaie d’accueillir des réfugiés, qui commencent à lutter contre la fraude fiscale, qui impose des normes sociales…). Conclusion, ils vont se vendre à l’Amérique de Trump.
Or que fait Corbyn ? il soutient la ligne de May.
Bref, Hamon soyez plus intelligent que Corbyn.
Ajout qui n’a rien à voir, mais quand même un peu : alors que la Gauche était majoritaire, Podemos a refusé de s’allier avec le PSOE. Conclusion, c’est la droite qui est revenu au pouvoir.
Bref, Hamon soyez plus intelligent que Podemos.
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Le revenu d’existence, oui ! Même pour Brice de Nice ? Euh…

Malgré mon regard très positif sur sa campagne, je ne voterai pas pour Benoit Hamon.

Sa proposition de revenu d’existence me convainc sur le principe, mais ne m’apparaît pas prioritaire sur le prochain quinquennat.

La priorité est le financement de la transition écologique, de la prise en compte du vieillissement, des enjeux de santé et d’améliorer le fonctionnement justice/police.

Sur le rapport au travail, l’enjeu consiste à améliorer la situation au travail, la formation continue et à réduire les inégalités de rémunération (ce qui permettra d’augmenter les salaires les plus faibles).

Indépendamment des priorités, les impacts du revenu d’existence ne sont pas entièrement connus. Il est, donc, indispensable de passer par une phase d’expérimentation.

De surcroît, à moyen terme, une autre proposition me convainc bien davantage : le revenu contributif.La CFTC le décrit ainsi :

« le revenu contributif permettrait aux travailleurs de percevoir un revenu pour les emplois qu’ils occupent mais aussi pour toute activité qu’ils effectuent au sein de leurs familles, d’associations et d’autres activités individuelles ou collectives à haute utilité sociale (formation, engagements citoyens…). » (https://www.cftc.fr/fr/actualites/social/revenu-contributif)

Une expérimentation de ce revenu contributif en Plaine-Commune est en cours. Il faut donner tous les moyens nécessaires pour permettre cette expérimentation. Cette proposition s’inscrit dans le cadre d’un développement du service civique : http://www.liberation.fr/futurs/2017/01/12/patrick-braouezec-le-revenu-contributif-correspond-a-une-intervention-dans-la-societe_1540766

A long terme, lorsque le revenu d’existence sera en place, le surfeur de Malibu aura le droit au revenu d’existence. Cependant, dans le cadre de la mise en place d’un revenu contributif, cela n’est pas la priorité.

Ainsi, comme l’explique Philippe Van Parijs, penseur du revenu d’existence contemporain : « Si pour avancer, il faut accepter l’idée de réciprocité, pourquoi pas: je ne suis pas un puriste. S’il est politiquement plus facile d’avancer avec l’exigence de participation, allons-y. De toute façon, les contrôles étant impossible, ils disparaîtront d’eux-même. » (http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20170102.OBS3284/les-surfers-de-malibu-meritent-ils-le-revenu-universel.html

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Le CICE est un succès.

Le CICE crée peu d’emplois : environ 120 000.

« Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le Crédit impôt compétitivité emploi (Cice) aurait permis de créer ou de maintenir 120 000 emplois depuis sa création en 2013. »
Source : http://www.gref-bretagne.com/Actualites/Revue-de-presse/Cice.-120-000-emplois-maintenus-ou-crees-selon-l-OFCE

Dans une étude, la Dares explique que l’impact sur le salaire de base est réduit (ou négatif), dans une étude sur « l’effet du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sur les salaires de base » :

« Les résultats ne mettent pas en évidence d’effet significatif du CICE sur la dynamique des salaires de base depuis 2013 (que ce soit au niveau de l’entreprise ou par catégorie socioprofessionnelle). Cette étude n’exclut pas cependant que le CICE ait pu avoir un effet positif, mais le cas échéant celui-ci aurait été compensé par d’autres facteurs ayant joué à la baisse sur les salaires de base des entreprises les plus fortement impactées par le CICE et intervenant de manière concomitante au CICE« .

L’OFCE indique une hausse sur les salaires (+0,7 %). Les entreprises ont pu privilégier une hausse des primes ou de la rémunération variable pour se protéger d’une diminution ultérieure du montant de ce crédit d’impôt.

Mais, le CICE est une réussite sur l’investissement.

Parmi l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et la France, le seul pays où l’investissement dépasse de manière notable le niveau d’avant-crise est la  France.

emploi-graphique

Source : Natixis (https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/main/globalresearch/ViewDocument/0s5-4FyCMYjRS38Exb0jBA==)
La France est la graphique en haut à droite. L’investissement est la courbe la plus foncée.

En résumé, on constate peu d’effet sur le nombre d’emplois, un effet quasi-nul sur les salaires et un effet très positif sur l’investissement.
Il est probable qu’une diminution supplémentaire du coût du travail aura un effet négligeable sur l’investissement, puisque l’investissement est déjà haut.
Il n’est donc plus nécessaire de continuer la baisse du coût du travail.

Mais revenir sur le CICE serait une erreur, car cela casserait la dynamique positive sur l’investissement.

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Trump, le sauveur d’emplois ! vraiment ?

Certains s’extasient sur les 700 emplois sauvés par Trump chez Ford.

La première nuance est que le changement de stratégie de Ford peut s’expliquer par une modification du marché automobile aux USA : davantage de grosses voitures (fabriquées aux USA) et moins de petites voitures (qui auraient pu être fabriquées dans des usines mexicaines). C’est la thèse d’un article de Slate : http://www.slate.com/articles/business/the_juice/2017/01/ford_isn_t_adding_u_s_jobs_because_of_donald_trump.html

Mais, la vraie nuance est sur le nombre d’emplois. 700 ! Alors qu’Apple a créé près de 2 000 000 d’emplois aux USA (http://iphonesoft.fr/2016/11/21/apple-cree-2-millions-emplois-aux-usa).

Bref, si les autres Nations font comme Trump,
Trump aura sauvé 700 emplois, mais il met en danger 2 000 000 d’emplois chez Apple !

Qu’on sauve des entreprises rentables, oui. Mais qu’on empêche un investissement dans un autre Etat pour favoriser son propre pays, sur le long terme tout le monde sera perdant.

Cela n’est pas contradictoire avec de la protection commerciale, notamment en se protégeant du dumping chinois comme le fait l’Union Européenne.

 

 

 

 

 

 

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Quels candidats à Gauche ?

La Primaire de Gauche s’annonce passionnante.

Le fond politique arrive, avec une émission très réussie de Benoit Hamon :
Penser le revenu d’existence comme un outil de réduction du temps de travail ;
Expliquer la complémentarité entre revenu d’existence et réforme fiscale (avec notamment la suppression de la taxe foncière, au profit d’un nouvel impôt sur le patrimoine) ;
Expliquer les différentes étapes du revenu d’existence, pour ne pas tout promettre la révolution du jour au lendemain, était très positif.

En revanche, le bouclage financier de ces propositions (investissements, revenu d’existence, emplois dans l’éducation ou la police…) devra être affiné.

Dans le même temps, le sketch politique du PS continue : Cambadélis a décidé que Larouturou (Nouvelle Donne), Nadot (MUP) et Faudot (MRC) ne pourront pas se présenter.
Faut-il tuer le PS, comme l’explique Jegoun ? (http://www.jegoun.com/2016/12/il-faut-tuer-le-parti-socialiste.html)

L’auto-censure des femmes jouent à plein : Lienemann retire sa candidature. Mais, le girouette Montebourg la maintient.

Toute honte bue, Manuel Valls joue à « plus à gauche que moi tu meurs » en souhaitant un revenu minimum à 800 €, soit davantage que le montant proposé par Benoit Hamon (l’équivalent du RSA dans un premier temps). La proposition de Valls est incompréhensible : il souhaite un lien avec l’insertion et la formation, et en même temps, il indique qu’il faut faire confiance à l’individu (ce qui signifie sans contrepartie).  Comme Benoit Hamon, il repousse les enjeux de financement à une date ultérieure et ne précise aucune des conditions.

Le flou dans les propositions (sous conditions de formation ou non ?) de Manuel Valls laisse une impression d’improvisation totale sur son programme (à l’image de son slogan inventé à l’arrache, trouvé le dimanche lors d’une réunion de brainstorming et qui fait bien rigoler : prôner le rassemblement, après avoir humilié la CFDT lors du début de la réflexion sur la Loi Travail…). Manuel Valls ne rassemble toujours pas, et pire, il ne rassure pas sur sa capacité à avoir un programme construit et à discuter avec les autres composantes de la société civile ou d’une future majorité. Il lui reste un mois pour prouver le contraire.

Pour Manuel Valls, l’improvisation concerne son programme.

Mais, il semble qu’il y ait un autre candidat où l’improvisation soit totale, tant sur le programme que sur le fait d’être candidat : Vincent Peillon. Député Européen, il n’est pas intervenu en Réunion Plénière depuis septembre 2015.Sa crédibilité est atteinte par son échec sur la réforme du temps de travail des professeurs de classe préparatoire. Echec, d’autant plus dommageable, qu’il s’agissait d’une réforme nécessaire.

Dans le billet précédent, les candidats à suivre étaient :

Valls devait progresser et montrer sa capacité à rassembler, il faut maintenant qu’il montre qu’il peut rassurer. Il perd, donc, des points.

Hamon continue sur sa lancée d’un regard positif et son émission réussie.

De Rugy ne fait pas parler de lui pour l’instant.

Lienemann s’est retiré.

Larouturou ne peut pas être candidat, en raison de la décision anti-démocratique de Cambadélis. Il ne pourra, donc, pas défendre la diminution du temps de travail lors de cette primaire.

La réflexion sur la candidature Macron nécessite d’en savoir davantage sur son programme, même si les premiers éléments conduisent clairement à avoir un regard positif et attentif.
A ce stade, j’exclue les considérations stratégiques (voter un tel pourrait favoriser l’émiettement des votes à Gauche…) et ne juge sur le programme et la personnalité.
Bref, pour l’instant, je vote Hamon.

A suivre.

 

 

 

 

 

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La Politique selon le FN


Etape 1 : se rendre compte qu’une autre personnalité mord sur son programme ou son électorat (ici Fillon, avec Ménard qui dit « François Fillon, c’est la victoire des idées des gens comme moi« )
 
Etape 2 : Réunion de brainstorming avec Philippot, Le Pen et deux ou 3 autres boulets pour sortir une nouvelle idée conne. Objectif, faire parler et permette de retrouver son positionnement « Anti » et attrape-tout.
 
Etape 3 : Crier Eureka et « prôner la fin de l’éducation gratuite pour les enfants étrangers« . Si, si, c’est ici. Savoir, évidemment, que c’est une idée complètement conne, mais l’objectif est de faire le buzz.  
Et dire qu’on a envoyé plus de 20 clowns comme ça au Parlement Européen !
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Quels enjeux à Gauche ? Quels candidats ?

Hollande a fait un quinquennat de redressement et de préparation des 10 prochaines années.

Toutes les réformes de ce quinquennat permettent à la France d’aller mieux et produiront leurs effets bénéfiques dans le futur.
La conséquence est évidente : les améliorations « visibles » sur la durée du quinquennat sont très réduites (assurance-santé complémentaire, départ à 60 ans pour les carrières longues, simplification du droit d’accès aux prestations avec la prime d’activité et l’accès, sous condition, du RSA aux moins de 25 ans). Et comme la situation économique de départ était très mauvaise suite à 3 décennies d’inertie sur le plan des réformes de structure, la situation s’est, de fait, dégradée jusque début 2016 avec la hausse du chômage.

Faire le pari des 10 prochaines années (Cop21, mise en place du compte personnel d’activité, faire le pari de la négociation dans les entreprises, début du service civique, réformes territoriales, réformes du système de primes et du régime indemnitaire dans la fonction publique, expérimentation du territoire « zéro chômage de longue durée », sauvegarde des retraites complémentaires) est bien la marque d’un Président bien plus honorable que ses prédécesseurs.

Cependant, François Hollande aura loupé de nombreux enjeux (démocratiques notamment) et aura manqué d’ambition sur bien d’autres sujets. Il a, souvent, fait l’hypothèse qu’il n’avait pas les moyens d’une ambition plus importante. Mais, seuls les gagnants ont tenté leur chance.

L’enjeu du prochain quinquennat est, donc, maintenant que la situation de la France s’est assainie, de

1) s’occuper de la situation des Français : logement, santé, fonctionnement de la justice, lutte contre la pauvreté, lutte contre la pénibilité au travail, baisse du temps de travail, baisse de certains impôts injustes car presque forfaitaires (TEOM/REOM, RSI, taxe sur les assurances, taxes d’habitations et taxes foncières)…

2) préparer la France aux enjeux de la France de 2050 : revenu d’existence, économie circulaire avec diminution drastique des déchets produits, énergie renouvelable, de nouveaux droits pour les nouvelles organisation de travail (Uberisation de l’économie)…

3) S’occuper de l’Europe : de nouveaux droits pour les salariés et les travailleurs, lutte contre la concurrence fiscale, intégrer des enjeux sociaux, fiscaux et environnementaux aux traités commerciaux en cours de discussion…

4) Faire une vraie démocratie et lutter contre toutes les inégalités des chances : réformer le CESE pour l’intégrant concrètement aux processus législatif, lutter contre les rentes, mettre une dose de proportionnelle, mettre en place des conseils citoyens à tous les échelons territoriaux, réformer le système médiatique…

Une fois que l’on a posé l’objectif du prochain quinquennat, quel bilan peut-on tirer des candidats en lice ?

Manuel Valls : une pratique du pouvoir bien trop autoritaire, une vision écologiste bien trop limitée. J’ai, à ce stade, de gros doutes. Et politiquement, bien trop clivant, je n’arrive pas à le voir rassembler au deuxième tour de la primaire de Gauche.

Benoît Hamon : il est sincère et porte des propositions novatrices, mais sera-t’il capable de rassembler au-delà de la Gauche de la gauche ? . Un candidat à suivre.

Arnaud Montebourg : un beau parleur, qui semble manquer de sincérité. Je n’y crois guère.

Marie-Noël Lienemann : une candidate qui porte un discours très keynesien, est sincère et comprend clairement les enjeux. Candidat à suivre, politiquement, je crains une candidate presque, trop, intelligente dans son argumentation.

Gérard Filoche : Lol.

Jean-Luc Benhamias (Front démocrate) : un peu trop centriste pour moi, mais une première voix écologiste.

François de Rugy : ancien d’EELV. un candidat à suivre, son discours me plait

Pierre Larrouturou : partisan de la semaine de 4 jours, depuis longtemps. Je ne sais pas, s’il a la carrure, mais son discours sera indispensable dans cette primaire.

Bref, parmi les déclarés, je vais suivre : Hamon, Lienemann, De Rugy. J’attends beaucoup de Larrouturou pour mettre du piquant dans le débat. Enfin, je serai attentif aux tentatives de Valls pour rendre son discours moins clivant.

 

 

 

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